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Le plan d’options sur actions pour salariés : comment ça marche ?

  • il y a 1 jour
  • 3 min de lecture

De plus en plus d’entreprises utilisent les options sur actions comme forme de rémunération complémentaire pour leurs salariés. En Belgique, ce mécanisme est encadré par la loi du 26 mars 1999, qui prévoit un régime juridique et fiscal spécifique. Bien qu’il puisse paraître technique, son fonctionnement peut être compris assez facilement.


Qu’est-ce qu’une option sur action(s) ?

Une option sur action donne au salarié le droit – mais pas l’obligation – d’acheter un actif financier à un prix fixé à l’avance. Ce prix est appelé prix d’exercice. Si la valeur de cet actif augmente dans le futur, le salarié peut exercer son option et réaliser un gain.

Dans le modèle classique, l’option porte sur l’action de l’entreprise qui emploie le salarié. Par exemple, un travailleur reçoit des options lui permettant d’acheter une action à 10 euros dans quelques années. Si, au moment de l’exercice, l’action vaut 18 euros, le salarié peut réaliser un gain de 8 euros par action.

Mais les options ne sont pas toujours liées à l’entreprise elle-même. Dans certains plans, elles peuvent être indexées sur d’autres actifs financiers : actions de grandes entreprises internationales, indices boursiers ou fonds d’investissement. L’évolution de ces actifs déterminera alors la valeur du gain potentiel.


Dans ce cas, l’employeur offre aux salariés des options liées à un panier d’actifs financiers. Le rendement dépend donc de l’évolution des marchés, et non uniquement de la performance de l’entreprise.

L’un des aspects les plus particuliers du système belge concerne la fiscalité. Contrairement à d’autres formes de rémunération, l’impôt est généralement payé au moment où les options sont attribuées, et non au moment où elles sont exercées.


Quelle fiscalité pour une option sur action(s) ?

La loi prévoit un mode de calcul forfaitaire relativement simple. Le montant imposable est calculé de la manière suivante : Nombre d’options × valeur nominale × 18 %


Ce pourcentage de base correspond à une option ayant une durée maximale de cinq ans.

Si la durée de l’option est plus longue, il faut ajouter 1 % par année supplémentaire au-delà de cinq ans.

Prenons un exemple simplifié.

Un salarié reçoit 1 000 options avec une valeur nominale de 10 euros et une durée de 7 ans.


Le calcul se fait ainsi :

1 000 × 10 € × 20 %

Le taux est de 20 % car il faut ajouter 2 % (1 % par année au-delà de cinq ans) au taux de base de 18 %.

Le montant imposable sera donc de 2 000 euros. C’est ce montant qui sera soumis à l’impôt au moment de l’attribution des options.

Un avantage important est que, dans de nombreux cas, le gain réalisé plus tard lors de l’exercice de l’option ne sera plus imposé comme un revenu professionnel.


Peut-on céder les options ?

Il faut également savoir que, dans certains plans, le bénéficiaire peut céder ses options à une autre personne avant leur exercice. On parle alors de cession entre vifs.

Concrètement, cela signifie que le salarié peut vendre ses options à un tiers pendant qu’il est encore en vie, par exemple à un investisseur ou à une autre personne intéressée. Le salarié reçoit alors un prix pour cette cession, tandis que l’acheteur devient titulaire des options et pourra les exercer ultérieurement selon les conditions prévues.

Cette possibilité dépend toutefois des règles prévues dans le plan d’options lui-même. Certains plans autorisent la cession, tandis que d’autres l’interdisent afin de conserver les options au sein de l’entreprise.


Plan d’options Vs Bonus cash

Il est également utile de comparer ce mécanisme avec un bonus payé en cash. Dans ce cas, l’employeur verse directement un montant au salarié. Ce bonus est cependant pleinement soumis aux cotisations sociales et à l’impôt, ce qui réduit le montant net.

Les options fonctionnent différemment. Elles ne donnent pas immédiatement de l’argent. Leur valeur dépend de l’évolution future de l’actif financier auquel elles sont liées. Le salarié accepte donc une part d’incertitude.

En revanche, si l’actif progresse fortement, le gain potentiel peut être plus élevé qu’un bonus classique.


Conclusion

En résumé, un bonus en cash offre une rémunération immédiate et certaine. Les options sur actions constituent plutôt une rémunération différée, dont la valeur dépend de l’évolution d’un actif financier.

Pour les salariés qui découvrent ce système, il est important de comprendre les principaux éléments du plan : le nombre d’options, l’actif sous-jacent, la durée, le prix d’exercice, la possibilité de cession et les implications fiscales. Une bonne compréhension permet de mieux évaluer l’intérêt de ce type de rémunération complémentaire.


Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé. Les règles fiscales peuvent évoluer ; référez-vous toujours à un professionnel pour votre situation spécifique. Cadre légal de référence : loi du 26 mars 1999 relative au plan belge d'action pour l'emploi et portant des dispositions diverses (Moniteur belge, 1er avril 1999).


Rédigé le 16 mars par l'équipe d'OPTIVY Patrimoine & Finance

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